Depuis plus d’une semaine, les flammes ne faiblissent pas. En Gironde, aux portes du Médoc et du Bassin d’Arcachon, un feu géant parti de Saumos le 23 juillet a déjà parcouru près de 40 000 hectares. De nombreuses communes autour de chez nous ont été évacuées, près de 200 000 personnes jetées sur les routes. Plus de 800 pompiers, des Canadairs, des hélicoptères. Et un ciel ocre au-dessus de nos têtes.
Nos bureaux sont là, au cœur du Médoc. Depuis nos fenêtres, il y a d’habitude les pins, les cerfs qui traversent à la tombée du jour, les renards, les sangliers. En ce moment, il y a l’odeur de la fumée et cette peur qu’on connaît trop bien depuis 2022.
Car ce n’est pas la première fois. L’été 2022, deux incendies avaient déjà ravagé près de 30 000 hectares en Gironde, à Landiras et à La Teste-de-Buch. On croyait avoir vu le pire. On recommence.
Cet article, on l’écrit parce qu’on n’en peut plus de regarder sans rien faire. On a beaucoup parlé des maisons, des campings, des routes coupées, et c’est normal, ce sont des vies humaines bouleversées. Mais il y a une autre population, silencieuse, qui paie un prix terrible sans qu’on en parle vraiment : la faune sauvage.
Ce qui se passe vraiment pour les animaux
On imagine souvent les animaux qui fuient devant les flammes, comme dans les dessins animés. La réalité est plus dure.
Les grands mammifères, cerfs, chevreuils, sangliers, tentent de courir. Beaucoup y arrivent. Beaucoup, non. La fumée les désoriente, la chaleur les rattrape avant même le feu, et quand le couloir de fuite se referme, ils sont piégés. Pour les plus jeunes et les plus faibles, la course est perdue d’avance.
Les oiseaux nichent en cette saison. Leurs oisillons restent au nid, incapables de voler. Ils ne partent pas. En ce moment même, dans la Drôme, les poussins de vautours fauves ont probablement brûlé dans leurs nids.
Et puis il y a tout ce monde qu’on ne voit jamais. Les reptiles, les amphibiens, les insectes, les rongeurs dans leurs terriers. Ceux-là meurent asphyxiés sous terre par les gaz brûlants, ou brûlés dans un tronc. Lors du feu de Landiras en 2022, on estime que près de 200 000 animaux sauvages avaient péri. Cet été, personne n’ose encore compter.
Le drame invisible commence après le feu
Éteindre l’incendie ne referme pas la plaie. Pour la nature, le plus dur commence là.
Un écosystème, c’est une chaîne. Les insectes nourrissent les oiseaux, les rongeurs nourrissent les renards et les rapaces, et chacun tient sa place. Quand un maillon disparaît d’un coup, toute la chaîne vacille. Les prédateurs qui ont survécu ne trouvent plus de quoi manger. Les survivants, eux, doivent fuir vers d’autres territoires déjà occupés, où ils entrent en concurrence avec les animaux qui y vivaient. La tension monte partout.
La végétation repousse. Lentement. Mais retrouver une forêt vivante, avec toutes ses espèces à leur place, ça ne se compte pas en saisons. Ça se compte en décennies. Certaines espèces ne reviennent jamais d’elles-mêmes.
C’est ça, le vrai coût d’un grand feu. Pas seulement des arbres, mais un équilibre patiemment construit sur des siècles, effacé en quelques jours.
Pourquoi ce sujet nous touche autant chez Nuru
Nuru est née d’une conviction simple. Nos campagnes de communication doivent servir à autre chose qu’à faire vendre. Elles doivent financer la protection du vivant. C’est notre raison d’être, et c’est même inscrit dans notre statut d’entreprise à mission : la majorité de nos bénéfices part à la conservation de la faune sauvage.
Alors quand la forêt qui nous entoure part en fumée, en direct, à quelques kilomètres de nos bureaux, ce n’est pas une actualité lointaine. C’est notre voisinage, nos animaux, notre part de responsabilité.
Où faire un don pour agir maintenant
Le feu n’est pas encore éteint que déjà, sur le terrain, des femmes et des hommes se préparent à recueillir et soigner les animaux blessés. C’est eux qu’il faut aider, tout de suite. Voici des structures sérieuses, que l’on peut soutenir directement :
- LPO Aquitaine, Centre de soins de la faune sauvage (Audenge, Gironde). Un véritable hôpital pour animaux sauvages qui recueille plus de 5 000 bêtes en détresse chaque année, les soigne et les relâche. Dons via leur site et leur page HelloAsso.
- Association Anyangá, Faune Sauvage Médoc (Saint-Vivien-de-Médoc). Une association locale, ancrée sur notre territoire, dédiée à la faune sauvage du Médoc.
- SEPANSO, la fédération historique de protection de la nature en Gironde et en Nouvelle-Aquitaine, qui agit pour la préservation des milieux et des espèces.
- La Dame Blanche, centre de sauvegarde de la faune sauvage de la région, qui recueille et soigne les animaux blessés.
- WWF France, dont le Living Planet Report rappelle chaque année l’ampleur de l’effondrement du vivant (73 % des populations d’animaux vertébrés en moins en cinquante ans).
Chaque don, même modeste, se transforme en soins, en nourriture, en heures de bénévolat, en animaux relâchés.
Notre engagement : 100 % de la marge nette de notre prochaine campagne
Mais on ne voulait pas se contenter d’écrire un article pendant que la forêt brûle.
Nous nous engageons donc à reverser l’intégralité de la marge nette de notre prochaine campagne au Centre de soins de la faune sauvage de la LPO Aquitaine. C’est l’acteur le plus emblématique de notre département sur ce combat, celui qui, jour après jour, recoud ce que le feu et les accidents ont abîmé. Un choix qui a du sens pour une agence née au milieu des cerfs et des renards du Médoc.
Chaque marque qui nous confie une campagne participe à cet élan. C’est exactement l’idée de départ de Nuru : faire de la communication une force au service du vivant.
La forêt mettra des décennies à se reconstruire. Nous, on commence aujourd’hui.
